Δημοσιευθέν : 3/7/2010 και ώρα 05:41

- Compagnons, dit le grand archange, non; ne conquérons pas le ciel. C’est assez de le pouvoir. La guerre engendre la guerre et la victoire, la défaite.
« Dieu vaincu deviendra Satan, Satan vainquer deviendra Dieu. Puissent les destins m’épargner ce sort épouvantable! J’aime l’enfer qui a formé mon génie, j’aime la terre où j’ai fait quelque bien, s’il est possible d’en faire en ce monde effroyable où les êtres ne subsistent que par le meurtre. Maintenant, grâce à nous, le vieux Dieu est dépossédé de son pire terrestre et tout ce qui pense sur le globe le dédaigne ou l’ignore. Mais qu’importe que les hommes ne soient plus soumis à Ialdabaoth si l’esprit d’Ialdabaoth est encore en eux, s’ils sont à sa ressemblance, jaloux, violents, querelleurs, cupides, ennemis des arts et de la beauté; qu’ importe qu’ ils aients rejeté la Démiurge féroce, s’ils n’écoutent point les démons amis qui enseignent toute vérité, Dionysos, Apollon et les Muses. Quant à nous, esprits célestes, démons sublimes, nous avons détruit Ialdabaoth, notre tyran, si nous avons détruit en nous l’ignorance et la peur.
Et Satan se tournant vers le jardinier :
- Nectaire, tu as combattu avec moi, avant la naissance du monde. Nous avons été vaincus parce que nous n’avons pas compris que la victoire est Esprit et que c’est en nous et en nous seuls qu’il faut attaquer et détruire Ialdabaoth.
Anatole France
La Révolte des Anges
Δημοσιευθέν : 20/6/2010 και ώρα 00:55
‘Ah,’ I can hear you say, ‘so it was all a build-up to bore us with his buggy jiving. He only wanted us to listen to him rave!’ But only partially true: Being invisible and without substance, a disembodied voice, as it were, what else could I do? What else but try to tell you what was really happening when your eyes were looking through? And it is this which frightens me:
Who knows but that, on the lower frequencies, I speak for you?
Ralph Elisson
Invisible Man
Δημοσιευθέν : 23/5/2010 και ώρα 06:48

I looked through the Gideon Bible in my motel room for tales of great destruction. The sun was risen upon the Earth when Lot entered into Zo-ar, I read. Then the Lord rained upon Sodom and upon Gomorrah brimstone and fire from the Lord out of Heaven; and He overthrew those cities, and all the plain, and all the inhabitants of the cities, and that which grew upon the ground.
So it goes.
Those were vile people in both those cities, as is well known. The world was better off without them.
And Lot’s wife, of course, was told not to look back where all those people and their homes had been. But she did look back, and I love her for that, because it was so human.
She was turned to a pillar of salt. So it goes.
People aren’t supposed to look back. I’m certainly not going to do it anymore. I’ve finished my war book now. The next one I write is going to be fun. This one is a failure, and had to be, since it was written by a pillar of salt.
It begins like this: Listen: Billy Pilgrim has come unstuck in time.
It ends like this: Poo-tee-weet?
Kurt Vonnegut
Slaughterhouse Five -
Chapter I
Δημοσιευθέν : 8/4/2010 και ώρα 02:40
Η κηδεία έγινε σε στενό οικογενειακό κύκλο, με ένα μόνο στεφάνι και έναν μοναδικό αντιπρόσωπο της “Ελληνικής Μαθηματικής Εταιρείας”.
Στον τάφο του Πέτρου Παπαχρήστου, κάτω από τις ημερομηνίες που όριζαν την επίγειά του ύπαρξη, διάλεξα να μπει η παρακάτω επιγραφή, παρά τις αντιρρήσεις των πρεσβυτέρων της οικογένειας. Είναι μια ακόμη προσθήκη στην συλλογή των επιθανάτιων μηνυμάτων που κάνουν το Πρώτο Νεκροταφείο Αθηνών ένα από τα ποιητικότερα του κόσμου :
ΚΑΘΕ ΖΥΓΟΣ ΑΡΙΘΜΟΣ ΜΕΓΑΛΥΤΕΡΟΣ ΤΟΥ 2
ΜΠΟΡΕΙ ΝΑ ΕΚΦΡΑΣΤΕΙ ΩΣ ΑΘΡΟΙΣΜΑ
ΔΥΟ ΠΡΩΤΩΝ
Απόστολος Δοξιάδης
Ο θείος Πέτρος και η Εικασία του Γκόλντμπαχ
Δημοσιευθέν : 5/2/2010 και ώρα 17:54

Le soleil s’était caché. La nature recommençait à régner sur le Bois d’où s’était envolée l’idée qu’il était le Jardin élyséen de la Femme ; au-dessus du moulin factice le vrai ciel était gris ; le vent ridait le Grand Lac de petites vaguelettes, comme un lac ; de gros oiseaux parcouraient rapidement le Bois, comme un bois, et poussant des cris aigus se posaient l’un après l’autre sur les grands chênes qui, sous leur couronne druidique et avec une majesté dodonéenne, semblaient proclamer le vide inhumain de la forêt désaffectée, et m’aidaient à mieux comprendre la contradiction que c’est de chercher dans la réalité les tableaux de la mémoire, auxquels manquerait toujours le charme qui leur vient de la mémoire même et de n’être pas perçus par les sens. La réalité que j’avais connue n’existait plus. Il suffisait que Mme Swann n’arrivât pas toute pareille au même moment, pour que l’Avenue fût autre. Les lieux que nous avons connus n’appartiennent pas qu’au monde de l’espace où nous les situons pour plus de facilité. Ils n’étaient qu’une mince tranche au milieu d’impressions contiguës qui formaient notre vie d’alors ; le souvenir d’une certaine image n’est que le regret d’un certain instant ; et les maisons, les routes, les avenues, sont fugitives, hélas ! comme les années.
Marcel Proust
À la recherche du temps perdu -
Du côté de chez Swann
Δημοσιευθέν : 5/2/2010 και ώρα 14:45
When they entered, they found hanging upon the wall a splendid portrait of their master as they had last seen him, in all the wonder of his exquisite youth and beauty. Lying on the floor was a dead man, in evening dress, with a knife in his heart. He was withered, wrinkled, and loathsome of visage. It was not till they had examined the rings that they recognised who it was.
Oscar Wilde
The Picture of Dorian Gray
⇒ Where do we all hide our self-portraits? Or… should I ask WHY?
Δημοσιευθέν : 5/2/2010 και ώρα 14:38
Νέα ενότητα στο blog. Μπουρου-μπούρου-μπούρου-μπούρου-μπούρου-μπούρου-μπούρου. (Σκεφτόμουν να γράψω αρκετά, αλλά βαριέμαι – O Wilde έλεγε πως “Most people are other people. Their thoughts are someone elses opinions, their lives a mimicry, their passions a quotation.” – apparently, I’m no different…).
ΕΔΩ, θα βρίσκετε διάσημες – και μη – τελευταίες παραγράφους (ή “τελειώματα” εν γένει) διασήμων – και μη – μυθιστορημάτων, κλπ, κλπ, κλπ – είμαι σίγουρος ότι πιάσατε το νόημα χωρίς περιττές φιλολογίες…